Lundi 14 septembre 2009
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04:02
Juste un clin d'oeil :
On peut vraiment dire qu'on a été super accueilli par TOUS les canadiens.
Partout,
été comme hiver !
Un accueil sincère et sans crainte.
(c'est sûr qu'avec notre ambassadeur...)
J'espère que ça va pas trop nous faire bizarre à notre retour.
Avons nous su préservé cet accueil, en France ?!
En tout cas, ce n'est pas ici encore le moment de remercier tout le monde.
Parmi toutes les rencontres enthousiasmantes, en voici une toute simple mais symbolique de la différence de place que nos 2 pays respectifs font à la nature !
Ce matin, motivé pour me remettre en forme (ou plutôt pour perdre quelques formes, ha l'Amérique... ), je décide d'aller courir juste derrière la maison de notre hôte couchsurfeuse (qui en fait, garde une maison pendant que ses propriétaires sont en balade en Australie : "house sitting", ça se fait beaucoup en Amérique du nord. En parallèle, elle construit sa future demeure : une toute petite cabane pour limiter
son empreinte écologique et en bois pour capturer du Co2, voilà comment allier confort et écologie !)
Après une demi-heure de montée j'arrive dans un cul de sac au bout duquel se trouve une maison.
Je me prépare donc à faire demi tour quand soudain, dans l'allée, une belle ourse noire et ses 2 petits, se dresse sur ses deux pattes arrières afin de me renifler et identifier si je suis un
danger.
Comme je l'ai bien appris (!), je me signale clairement en lui parlant doucement et commence ma retraite en
marche arrière (toujours garder l'ours des yeux).
C'est quasiment suicidaire de surprendre un ours d'autant plus s'il s'agit d'une mère et de ses petits.
Aussi, j'étais content de l'avoir aperçu avant elle.
Sans panique et certainement parce qu'elle est habituée à la présence de l'homme, elle se dirige alors, suivie de sa progéniture, dans les fourrées afin d'éviter une éventuelle confrontation
(toujours risquée pour un animal sauvage).
Pile dans la direction vers laquelle j'avais décidé de m'aventurer pour continuer mon "jogging" !
Bon ben, c'est comme ça :
demi tour et retour à la maison pour raconter ma "rencontre" à ma chérie et à mon fiston qui adore les ours (après les avoir observé pêcher le saumon dans une rivière en Alaska).
Voilà pour moi, un bel exemple de cohabitation entre l'homme et la nature (presque intact, avec ses grands prédateurs).
Ici, c'est normal de trouver un ours ou un orignal (peut-être encore plus potentiellement dangereux) près de chez soi. On apprend à vivre ensemble et pas contre la nature (même si, restons
réaliste, tout n'est pas parfait).
Saurons nous aussi partager l'espace avec cette nature chez nous ?
Loups, Lynx, ours...mais aussi amphibiens, insectes ?!
Conclusion :
je ne courrai jamais la nuit !
Merci encore à la vie de m'offrir de telles surprises
Par Caro, Fabrice et Noé
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